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Comment lutter contre la dénutrition en milieu hospitalier ?

La dénutrition touche plus de 50% des patients atteints d’un cancer ou de la maladie d’Alzheimer en France. Elle peut malheureusement s’aggraver avec la prise en charge thérapeutique. Ceci a pour conséquence d’augmenter la morbidité (c’est-à-dire amplifier la maladie) et la mortalité.

Ces statistiques restent inchangées depuis 30 ans car l’évaluation de l’état nutritionnel du patient est rarement effectuée. Afin de s’assurer de combler ces carences nutritionnels en milieu hospitalier, il est important de pouvoir proposer des suppléments nutritionnels adéquats.1 2


Qu’est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition correspond à un déséquilibre entre les apports nutritionnels et les besoins de l’organisme. Ceci peut alors avoir des conséquences importantes, comme le dysfonctionnement de certains organes ou encore la perte de certains tissus et notamment des muscles. Le premier symptôme alarmant est alors l’amaigrissement.2 3

Lorsque la dénutrition devient trop importante, on assiste alors à une cachexie : il s’agit d’un affaiblissement profond de l’organisme caractérisé par une perte importante de masse musculaire, un système immunitaire déficient, et une diminution des capacités cognitives et physiques.4


Comment se fait-il que le nombre de patients dénutris soit aussi élevé ?

Plusieurs éléments peuvent expliquer la dénutrition importante chez les patients, en particulier chez ceux atteints d’un cancer.

D’une part, il n’est pas rare que les patients atteints d’un cancer ne se nourrissent pas suffisamment. En conséquence, les apports sont inférieurs aux besoins de l’organisme. La cause à cela peut être multiple. En effet la maladie ou les traitements peuvent provoquer des dérèglements hormonaux affectant les signaux de la faim, ou avoir un impact psychologique important sur le patient qui pourrait alors perdre en appétit.5

D’autre part, près d’un tiers des cancers touchent des organes liés à la digestion (colon et rectum, foie, pancréas, …) et à l’élimination (système rénal, vessie). Ceci peut alors provoquer un mauvais fonctionnement du système digestif et donc la malabsorption ou la mauvaise utilisation de certains nutriments.3 6

Enfin, dans le cas d’un cancer, la tumeur consomme beaucoup d’énergie au détriment de l’intégrité de l’organisme. Il est donc indispensable que le patient consomme suffisamment d’énergie et de nutriments essentiels afin de ne pas accroître les déficits et les carencesA.4 7


Quelles sont alors les carences et les déficits les plus courants chez ces patients ?

La première carence qui pourra laisser apparaître des effets secondaires visibles est le manque de protéines. Le besoin en protéines est d’environ 0,8g/kg de poids corporel par jour.8 9

En effet, la carence (ou le déficit) protéique est existante dans le cas où l’individu ne consomme pas suffisamment de protéines pour couvrir ses besoins (donc moins de 0,8g/kg/j) ou lorsqu’un acide aminé essentielB est déficitaire.  C’est pourquoi les personnes en milieu hospitalier, qui consomment moins d’aliments et/ou les assimilent moins bien, sont très exposés au manque protéique.10

Le déficit d’un ou plusieurs acides aminés essentiels est amplifié dans le cas où l’individu ne consommerait pas suffisamment de protéines de bonne qualité et que les sources ne seraient pas convenablement variées. Pour en savoir plus concernant la définition de la qualité d’une protéine, consultez notre article « Comment définir la qualité d’une protéine ».

Pour synthétiser du muscle, notre corps a besoin de l’ensemble des acides aminés essentiels. Cette synthèse sera alors proportionnelle aux apports nutritionnels de l’acide aminé le plus déficitaire appelé acide aminé limitant. En d’autres termes, si pour l’acide aminé limitant les besoins sont seulement couverts à 30%, alors l’anabolismeC n’atteindra que 30% de son potentiel. Comme l’indique la figure n°1, un déficit d’un unique acide aminé essentiel suffit ainsi pour déséquilibrer la balance protéique.11

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Figure n°1 : Effet du manque d’un acide aminé essentiel sur la synthèse protéique de l’organisme.9 

 

Un déséquilibre chronique des apports protéiques peut entraîner une perte progressive de la masse musculaire accompagnée d’une diminution de la force physique.1 2 4 Mais ce n’est pas le seul risque de la diminution de la masse musculaire. En effet, ceci entraîne également une diminution progressive des fonctions du système immunitaires car ce dernier a besoin d’acides aminés pour fonctionner correctement. Cela entraîne alors une augmentation de la morbidité et du risque d’infection grave, et donc de la mortalité (figure 2).12 13

Ainsi, une nutrition adéquate et surtout un apport suffisant en protéine est vital pour ces patients.

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Figure n°2 : Impact de la diminution de la masse musculaire sur le patient malade.12 13  

 

Ne faudrait-il pas mieux consommer davantage de protéines afin de s’assurer de ne manquer d’aucun acide aminé ?

En effet, nous considérons souvent la valeur de 0,8g de protéines par kg de poids corporel par jour. Cependant, pour un patient souffrant d’une maladie comme un cancer, il est recommandé de consommer davantage de protéines. Avec les connaissances scientifiques actuelles, il a été montré qu’une consommation d’au moins 1,2 à 1,6g/kg/j de protéines de haute qualité semblait représenter l’apport idéal pour assurer une santé optimale chez l’adulte malade.2 8 14

Par ailleurs, une étude clinique de 2009 a cherché à évaluer le lien entre la nutrition et la diminution de la mortalité chez des patients gravement malades. Ainsi, il a été démontré qu’une augmentation des apports énergétique d’en moyenne 1034kcal avec 47g de protéines en plus chaque jour permettait de diminuer significativement le risque de mortalité chez les patients dénutris ou en situation d’amaigrissement (figure 3).15

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Figure n°3 : Relation entre l’augmentation des apports énergétiques journaliers (dont 18% de protéines) et la mortalité sur 60 jours en fonction de l’IMC (Indice de Masse Corporel).15 

 

De plus, d’autres études ont montré une forte corrélation entre l’augmentation de la consommation de protéines (> 1,2g/kg/j) et l’amélioration de l’état de santé chez les patients malades, s’accompagnant donc d’une réduction et de la mortalité. 7 13 16


Quelle peut être la solution pour assurer convenablement les besoins nutritionnels de ces patients ?

Il existe deux solutions pour mieux couvrir les besoins nutritionnels de ces patients.

La première est simplement d’enrichir l’alimentation. Le but est alors d’augmenter les apports énergétiques et protéiques sans pour autant trop augmenter le volume de la ration. Pour ce faire, différents produits peuvent être utilisés, tel que la poudre de lait (entier, caséines ou whey), le lait concentré entier, le fromage râpé, les œufs, le beurre de cacahuète, la crème fraîche l’huile et le beurre. Ces aliments représentent soit une charge calorique élevée, notamment dans le cas des aliments gras, soit un concentré de nutriments essentiels, surtout dans le cas des œufs et produits issus du lait.17 

Malheureusement, il n’est pas rare que l’enrichissement de l’alimentation ne suffise pas à couvrir les besoins du patient, notamment chez les sujets plus âgés.18 Il est alors possible d’envisager une complémentation nutritionnelle orale. On apporte alors des compléments nutritionnels riches en calories et surtout en protéines et micronutriments (vitamines et minéraux) dans l’objectif de lutter contre la malnutrition. Ces produits sont faciles et rapides à assimiler tout en étant adaptés aux goûts du malade : boisson, crème dessert, potage, etc… La Haute Autorité de Santé recommande la prescription de produits hyperénergétiques et/ou hyperprotéinés pour atteindre un apport alimentaire supplémentaire de 400kcal/j et/ou de 30g/j de protéines, le plus souvent avec 2 produits par jour.19 20


Quel type de protéines contiennent ces compléments nutritionnels oraux ?

Ces produits contiennent souvent des caséines micellaires, car ce sont des protéines complètes pouvant répondre aux besoins des personnes dénutris. De plus, elles sont idéales pour la formulation de boissons ou crèmes desserts car elles sont résistantes aux traitements thermiques et permettent de conserver la texture souhaitée au produit.21

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Auteurs : Rémi Maleterre & Audrey Boulier.

 

*A [Déficit / Carence] : Un déficit en un nutriment correspond à un apport inférieur au besoin minimal de l’organisme, mais ce manque reste léger et n’a donc pas de conséquences visibles. Alors que dans le cas d’une carence il s’agit d’un manque important d’une molécule à tel point que des effets secondaires surviennent.

*B [Acide aminé essentiel] : Acide aminé que l’organisme n’est pas capable de synthétiser et qu’il est indispensable d’apporter par l’alimentation

*C [Anabolisme] : Synthèse des protéines musculaires.

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[1] Benoist, A. Brouquet (2015). Dépistage de la dénutriton. Nutritional assessment and screening for malnutrition. Journal de Chirurgie Viscérale, 152(1):3-7. Pub February 2015. https://doi.org/10.1016/S1878-786X(15)30002-4

[2] SFNEP (Société Francophone Nutrition Clinique et Métabolisme). « Nutrition chez le patient adulte atteint de cancer ». Recommandations professionnelles de la SFNEP [présentation de novembre 2012]

[3] P. Shetty (2006). Malnutrition and undernutrition. Medicine, 34(12):524-529. Pub December 2006. https://doi.org/10.1053/j.mpmed.2006.09.014

[4] J.M. Argilés (2005). Cancer-associated malnutrition. Eur J Oncol Nurs. 9(2):S39-50. https://doi.org/10.1016/j.ejon.2005.09.006

[5] Cancer Treatment Centers of America. “Malnutrition” [online] https://www.cancercenter.com/integrative-care/malnutrition. Last accessed September 3, 2019.

[6] American Cancer Society: Cancer Facts and Figures 2019. Atlanta, Ga: American Cancer Society, 2019 [online]. https://www.cancer.org/content/dam/cancer-org/research/cancer-facts-and-statistics/annual-cancer-facts-and-figures/2019/cancer-facts-and-figures-2019.pdf. Last accessed September 3, 2019.

[7] H.F.R. da Cunha, E.E.M. da Rocha, M. Hissa (2013). Protein requirements, morbidity and mortality in critically ill patients: fundamentals and applications. Rev Bras Ter Intensiva, 25(1):49-55. Pub January 2013. https://doi.org/10.1590/S0103-507X2013000100010

[8] Poortmans, J.R., Carpentier, A., Pereira-Lancha, L.O., & Lancha Jr., A. (2012). Protein turnover, amino acid requirements and recommendations for athletes and active populations. Brazilian Journal of Medical and Biological Research, 45(10), 875-890. Epub June 06, 2012.https://dx.doi.org/10.1590/S0100-879X2012007500096

[9] Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). (2019) Les protéines : définition, rôle dans l’organisme, sources alimentaires. https://www.anses.fr/fr/content/les-prot%C3%A9ines

[10] D.W. Nixon, S.B. Heymsfield, A.E. Cohen, M.H. Kutner, J. Ansley, D.H. Lawson, D. Rudman (1980). Protein-calorie undernutrition in hospitalized cancer patients. The American Journal of Medicine, 86(5): 683-690. Pub May 1980. https://doi.org/10.1016/0002-9343(80)90254-5

[11] M.F. Holick (2003). Vitamin D: a millennium perspective.  J Cell Biochem. 1;88(2):296-307. Pub February 1, 2003. https://doi.org/10.1002/jcb.10338

[12] D.W. Chang, L. DeSanti, R.H. Demling (1998). Anticatabolic and anabolic strategies in critical illness: a review of current treatment modalities. Shock, 10(3):155-60. Pub September 1998.

[13] Frebesenius Kabi. « The Role of Protein in critically ill patients » [online]. https://clinicalnutrition.com.ar/en/the-role-of-protein-in-critically-ill-patients/. Last accessed September 6, 2019.

[14] S.M. Philips, S. Chevalier, H.J. Leidy (2016). Protein « requirements » beyond the RDA : implications for optimizing health. Adv. Physiol. Nutr. Metab. 41(5): 565-572. Epub February 9, 2016. https://doi.org/10.1139/apnm-2015-0550

[15] C. Alberda, L. Gramlich, N. Jones, K. Jeejeebhoy, A.G. Day, R. Dhaliwal (2009). The relationship between nutritional intake and clinical outcomes in critically ill patients: results of international multicenter observational study. Intensive Care Medicine, 35(10):1728-1737. Pub July 02, 2009. https://doi.org/10.1007/s00134-009-1567-4

[16] P.J.M Weijs, S.N. Stapel, S.D.W. de Groot, R.H. Driessen, E. de Jong, A.R.J. Girbes, R.J.M. Strack van Schijndel, A. Beishuizen (2011). Optimal Protein and Energy Nutrition decreases mortality in mechanically ventilated, critically ill patients. Journal of Parenteral and Enteral Nutrition, 36(1):60-68. Pub December 13, 2011. https://doi.org/10.1177/0148607111415109

[17] B. Dorner (2009). Fortify to enhance nutritional value. Today’s Dietitian, 11(7):20. Pub July 2009. https://www.todaysdietitian.com/newarchives/062909p20.shtml

[18] C. Gaillard, E. Alix, Y. Boirie, G. Berrut, P. Ritz (2008). Are elderly hospitalized patients getting enough protein? Journal of the American Geriatrics Society. 56(6):1045-1049. Pub June 02, 2008. https://doi.org/10.1111/j.1532-54152008.01721

[19] I. Bourdel-Marchasson, M. Barateau, V. Rondeau, L. Dequae-Merchadou, N. Salles-Montaudon, J.P. Emeriau, G. Manciet, J.F. Dartiques (2000). A multi-center trial of the effects of oral nutritional supplementation in critically ill older inpatients. Nutrition, 16(1):1-5. Pub January 2000. https://doi.org/10.1016/s0899-9007(99)00227-0

[20] HAS (Haute Autorité de Santé). « Synthèse des recommandations professionnelles (2007) ». Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée. [online]. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/synthese_denutrition_personnes_agees.pdf. Last accessed September 4, 2019.

[21] Ingredia, Prodiet Fluid. The Innovative Micellar Casein dedicated to high protein beverages. [online] https://www.prodiet-fluid.com/. Last accessed September 4, 2019.

 

 

 

Le rôle des protéines dans la nutrition entérale

 

La nutrition entérale remplace la prise orale d’aliments et de boissons et qualifie le processus d’alimentation par sonde directement dans l’estomac. Il est également connu sous le nom d’alimentation par sonde.

 

Le tube est passé par le nez ou la bouche dans l’estomac comme solution d’alimentation à court terme et peut être utilisé par intermittence avec une alimentation orale. Pour les soins de longue durée aux patients, des tubes sont insérés dans l’estomac ou l’intestin grêle. La nutrition entérale ne peut être utilisée que lorsque l’intestin fonctionne normalement et peut absorber les nutriments.

 

Cette forme d’alimentation est un moyen rapide et efficace d’apporter des protéines et d’autres nutriments aux patients gravement malades, souffrant d’une maladie chronique ou souffrant de malnutrition ou encore de carence en protéines.

 

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Quand les protéines sont-elles utilisées en nutrition entérale ?

 

Les protéines liquides sont utilisées en nutrition entérale lorsqu’un patient est incapable de se nourrir par la bouche ou a besoin d’un supplément de protéines, de glucides, de lipides, d’eau et d’autres nutriments.

 

L’alimentation par sonde est préconisée pour plusieurs raisons, selon la situation. Cela inclut la détérioration musculaire chez les patients gravement malades. Cela peut aussi être un problème pour les patients qui souffrent durablement d’une maladie grave car les muscles peuvent mettre plusieurs années à se réparer, notamment si le patient n’est plus actif.

 

L’utilisation de protéines liquides dans la nutrition entérale peut aider à la réparation musculaire.

Les produits sont formulés en utilisant différents volumes de nutriments sources, qui peuvent être administrés en fonction des besoins du patient.

Les sources de protéines pour les produits de nutrition entérale comprennent les protéines de lait, les protéines de lactosérum, les caséines et les protéines de soja.

Des formules riches en protéines peuvent également être développées pour traiter des maladies et des situations médicales spécifiques, par exemple, des produits riches en protéines peuvent favoriser la cicatrisation des plaies.

 

 

Pourquoi les protéines sont-elles utilisées en nutrition entérale ?

 

Les protéines peuvent être délivrées au corps rapidement par le biais de la nutrition entérale. Cette mesure est particulièrement importante lorsque les patients sont en soins intensifs. Le corps a besoin de protéines pour se réparer et survivre, et ne peut donc pas fonctionner sans elles.

 

Avec l’alimentation par sonde, la quantité de protéines ingérées peut être contrôlée pour s’assurer que la bonne quantité est absorbée.

La nutrition entérale supplémentée en protéines est généralement mise en place dans les cas suivants :

  • Après des opérations sur le visage, le cou, la gorge, l’œsophage ou l’estomac,
  • Après des accidents vasculaires cérébraux ou d’autres troubles neurologiques provoquant une déglutition difficile voire impossible,
  • Après la radiothérapie à la gorge,
  • En cas de blocage au niveau de l’estomac.

 

 

 

Les produits à base de lactosérum et de protéines à base de caséine peuvent être utilisés pour nourrir par sonde les patients gravement malades. Le corps absorbe le lactosérum plus rapidement que la caséine. Parfois, les deux ingrédients sont combinés pour obtenir une composition nutritionnelle spécifique.

 

La caséine est bénéfique pour la restauration musculaire car elle est lentement absorbée et peut fonctionner en continu sur une longue période de récupération, notamment lorsqu’un patient a une mobilité limitée. La caséine est également une méthode d’administration de protéines de haute qualité dérivée du lait de vache et est considérée comme plus efficace que les protéines végétales.

 

Cependant, certaines études ont montré que la protéine de lactosérum était mieux à même de stimuler le processus initial de restauration musculaire. En effet, l’acide aminé : la leucine, est la substance qui déclenche le processus, et la protéine de lactosérum contient plus de leucine que de caséine.

 

Par conséquent, le lactosérum favorise la restauration musculaire et la caséine l’améliore encore plus.

De plus, les formules de protéines à base de caséine sont souvent utilisées lorsque la coagulation est nécessaire pour encourager le corps à retenir et absorber les nutriments.

Les protéines jouent un rôle essentiel dans la nutrition entérale, aux côtés d’autres ingrédients nécessaires pour fournir aux patients le bon équilibre de nutriments. Différentes formulations sont développées en fonction des besoins nutritionnels spécifiques des patients.

 

N’hésitez pas à nous contacter.

 

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Sources:

 

Burrin, D. G. (2004). Protéines et acides aminés en nutrition entérale. PubMed. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15090907/

 

https:\/\/dietitiansondemand.com\/enteral-nutrition-overview-formula-selection-considerations\/#author. (17 décembre 2020). Aperçu de la nutrition entérale + Considérations sur la sélection des formules. Diététiciens sur demande | Services de recrutement professionnel pour les postes contractuels et permanents. https://dietitiansondemand.com/enteral-nutrition-overview-formula-selection-considerations/

 

Reinhold, S. (25 août 2020) Administration de protéines dans la nutrition entérale intermittente et continue avec une formule riche en protéines chez les patients gravement malades – un protocole pour l’étude prospective randomisée contrôlée de preuve de concept Protein Bolus Nutrition (Pro BoNo). Essais. https://trialsjournal.biomedcentral.com/articles/10.1186/s13063-020-04635-1

 

Savino, P. (1er février 2018). La connaissance des ingrédients constitutifs des formules de nutrition entérale peut faire une différence dans la réponse des patients à l’alimentation entérale. Société américaine de nutrition parentérale et entérale. https://aspenjournals.onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1177/0884533617724759

 

Van de Walle, M. G. S. (16 juin 2021). Qu’est-ce que la caséine et aide-t-elle à la croissance musculaire? Healthline. https://www.healthline.com/nutrition/what-is-casein#bottom-line

 

L’importance des produits riches en protéines et en calories dans la nutrition clinique et leur effet sur le cancer, les problèmes rénaux et le syndrome métabolique

 

Les protéines sont essentielles à une bonne santé. Le corps ne peut pas survivre sans protéines – elles favorisent la croissance ainsi que la réparation des tissus et des muscles, et peuvent aussi aider à renforcer le système immunitaire.

 

Cependant, lors de certaines maladies telles que le cancer, les maladies rénales et le syndrome métabolique 2, des protéines et des calories supplémentaires sont parfois nécessaires. Ces carences peuvent être dues à une perte d’appétit ou à une incapacité à absorber la quantité de protéines et de calories dont le corps a besoin. Lorsqu’une personne n’a pas envie de manger ou ne peut pas manger correctement, des protéines et des calories peuvent être fournies par des boissons et des crèmes desserts à base de protéines de lait, de caséine micellaire.

 

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L’intervention nutritionnelle est-elle utile chez les patients atteints de cancer ?

 

Les patients cancéreux, en particulier ceux qui subissent une chimiothérapie, ont tendance à perdre l’appétit, ce qui entraîne une perte d’énergie et de poids. Ce phénomène est connu comme une diminution de la QVLS (qualité de vie liée à la santé). Sans intervention nutritionnelle, le risque est d’arriver à un cercle vicieux car le corps doit être fort pour faire face aux effets de la chimiothérapie.

 

Pour étayer cette théorie, une étude de Sophie C. Regueme et al. réalisée en 20201, a étudié l’effet d’une intervention nutritionnelle sur 155 patients cancéreux plus âgés. Une diminution de l’activité au quotidien et une augmentation de la fatigue ont été observées en raison d’un faible apport en protéines. L’ajout de protéines supplémentaires dans l’alimentation a montré une nette amélioration de ces symptômes.

 

Les boissons et crèmes desserts nutritionnelles peuvent être idéales pour les patients suivant un traitement contre le cancer, car ils constituent une source pratique de protéines et de calories. Ils sont faciles à consommer entre les repas ou en remplacement. Attention, il est également important pour les patients atteints de cancer d’essayer de manger léger mais sainement lorsque cela est possible, afin de maintenir un bon équilibre nutritionnel.

 

 

Quels sont les effets des protéines alimentaires sur la fonction rénale ?

 

Un régime riche en protéines peut être un facteur contribuant à la maladie rénale chronique et il est recommandé d’opter pour un régime pauvre en protéines. En effet, trop de protéines peut entraîner la formation de déchets supplémentaires dans le sang et les reins peuvent ne pas être en mesure de les expulser.

 

Cependant, en dialyse rénale (lorsque le sang est nettoyé dans une machine parce que les reins ne fonctionnent pas correctement), les patients peuvent bénéficier d’un supplément de protéines. En effet, en plus de filtrer les déchets nocifs, la dialyse élimine également une substance appelée albumine. L’albumine est une forme de protéine qui constitue environ 60% du sang et transporte les vitamines, les minéraux, les nutriments et l’énergie dans l’ensemble du corps. Elle aide également le liquide à rester dans les vaisseaux sanguins.

 

Pendant la dialyse, les niveaux d’albumine chutent et ne font donc pas leur travail correctement. Par conséquent, ils doivent être augmentés, ce qui peut être fait grâce à des boissons riches en protéines.

 

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La supplémentation en protéines est-elle bénéfique pour les patients atteints du syndrome métabolique ?

 

Le syndrome métabolique est un groupe de conditions qui se produisent ensemble : le diabète, l’hypertension artérielle et l’obésité. Il affecte les vaisseaux sanguins et, s’il n’est pas traité, peut entraîner des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux. Selon le NHS (National Health Service), une personne sur trois de plus de 50 ans au Royaume-Uni souffre du syndrome métabolique.

 

Les protéines peuvent améliorer la résistance à l’insuline chimique du corps – une complication courante de l’obésité. Ce problème peut conduire au diabète de type 2, une maladie chronique. La plupart des personnes atteintes de diabète de type 2 doivent prendre des médicaments tout au long de leur vie pour gérer leur glycémie.

 

Le syndrome métabolique peut être prévenu ou aidé à l’aide d’un apport accru en protéines. Des études ont été menées pour montrer que les composants laitiers, tels que les protéines de lactosérum et la caséine, peuvent contribuer à réduire le risque de développer un syndrome métabolique. Les boissons et crèmes desserts riches en protéines à base de protéines de la gamme PRODIET® peuvent donc être bénéfiques pour les personnes atteintes du syndrome métabolique.

 

Les recherches menées montrent que les produits à haute teneur en protéines et en calories peuvent être bénéfiques pour les personnes atteintes de cancer, de dialyse rénale et de syndrome métabolique. En tant que protéine fonctionnelle et nutritionnelle de haute qualité, PRODIET® est un ingrédient idéal pour la fabrication de boissons et crèmes dessert nutritionnelles, pouvant compléter les besoins alimentaires.

 

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N’hésitez pas à nous contacter.

 

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Sources:

 

[1] Sophie C. Regueme et al., 2020 Apport en protéines, perte de poids, intervention diététique et détérioration de la qualité de vie chez les patients âgés pendant la chimiothérapie en traitement du cancer https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32435967/

 

[2]https://www.nhs.uk/conditions/metabolic-syndrome/

 

https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/coping/physically/diet-problems/managing/putting-on-weight/boosting-energy?_gl=1*bq95ht*_ga*MTUzMjEwMzgzNC4xNjI1NTU4ODE4*_ga_58736Z2GNN*MTYyNTU1ODgxNy4xLjEuMTYyNTU1ODgzOS4zOA..&_ga=2.232667289.78946900.1625558818-1532103834.1625558818

 

[3]https://www.cancerresearchuk.org/about-cancer/coping/physically/diet-problems/managing/putting-on-weight/boosting-energy?_gl=1*bq95ht*_ga*MTUzMjEwMzgzNC4xNjI1NTU4ODE4*_ga_58736Z2GNN*MTYyNTU1ODgxNy4xLjEuMTYyNTU1ODgzOS4zOA..&_ga=2.232667289.78946900.1625558818-1532103834.1625558818

 

[4]https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5962279/#:~:text=High%20protein%20intake%20may%20lead,for%20the%20management%20of%20CKD.

 

[5] Gang Jee Ko et al., 2017 Apport en protéines alimentaires et maladie rénale chronique https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5962279/#:~:text=High%20protein%20intake%20may%20lead,for%20the%20management%20of%20CKD

 

L’importance des produits hyperprotéinés / hypercaloriques dans la nutrition clinique

 

Un bon apport en protéines et calories est essentiel pour une bonne santé. Cependant, certaines personnes souffrant de problèmes gastriques affectant l’estomac et les intestins ont du mal à obtenir, par une alimentation normale, la quantité de protéines et de calories dont leur corps a besoin.

 

Les produits enrichis en protéines et calories peuvent faciliter la digestion et aider à garantir l’absorption par le corps de suffisamment de ces minéraux pour fonctionner sainement.

 

 

Qu’est-ce que la nutrition clinique?

 

La nutrition clinique est le terme médical utilisé pour conseiller les patients sur la manière de s’alimenter correctement pour maximiser leur santé, surtout s’ils souffrent de maladies chroniques. Les troubles gastro-intestinaux sont un problème très fréquent qui peut être traité avec une gestion prudente des apports nutritionnels, et ils sont liés à l’incapacité de l’organisme à traiter certaines substances.

 

Selon une étude menée par l’Université de Göteborg, 4 adultes sur 10 dans le monde souffrent d’un trouble gastrique. La nutrition clinique est un moyen efficace de prévenir et de gérer ces troubles par la consommation de protéines ou de calories supplémentaires, en fonction des besoins.

 

 

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Quelles sont les affections gastro-entéropathiques les plus courantes?

 

Les problèmes du tractus gastro-intestinal peuvent se présenter dans diverses conditions, notamment :

 

  • l’indigestion
  • des brûlures d’estomac
  • des reflux d’acide
  • des épisodes de constipation
  • des ballonnements de l’estomac
  • le syndrome du côlon irritable (SCI).

 

Ces symptômes peuvent survenir à tout moment de la vie d’une personne et des conseils nutritionnels cliniques adaptés peuvent aider à soulager puis à traiter ces problèmes.

 

Ces troubles peuvent être le résultat d’un mode de vie trop rempli et stressant où parfois il est difficile de trouver le temps de manger un repas sain et régulier.

 

Les symptômes sont également souvent liés à une mauvaise digestion, essentielle pour que le corps absorbe les nutriments fournis par les aliments et les boissons, notamment les protéines et les calories.

 

 

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Quels sont les bénéfices des produits hyperprotéinés / hypercaloriques sur les troubles gastro-intestinaux ?

 

Alors que de nombreuses personnes doivent suivre un régime riche en protéines ou calories pour assurer un apport adéquat, il peut être difficile de digérer certains aliments, ce qui peut entraîner les problèmes indiqués ci-dessus.

 

Le corps a besoin de digérer les protéines sous la forme naturelle d’aliments tels que les œufs, la viande maigre, le poisson, les fruits de mer et les produits laitiers. Les suppléments de protéines ou les aliments et boissons à base de protéines ajoutées font par ailleurs office d’alternative intéressante. La protéine se transforme en acides aminés qui sont absorbés dans le sang par les intestins et transportés dans tout le corps.

 

L’acide gastrique favorise les enzymes dans le corps dont la mission est de décomposer les protéines avant qu’elles ne soient absorbées. Nous ne pouvons pas absorber les protéines simplement en mangeant des aliments riches en protéines – le processus de dégradation est essentiel.

 

Cependant, certaines personnes n’ont pas les bonnes enzymes pour transformer les protéines dans certains aliments. Ce trouble est particulièrement fréquent chez les personnes âgées car, avec le vieillissement, l’estomac produit moins d’enzymes.

 

Si le corps ne peut pas tolérer certains aliments, il peut être impossible d’obtenir le bon apport nutritionnel.

 

Les produits enrichis en protéines tels que les desserts et les boissons prêtes à boire contenant des protéines ou des calories supplémentaires peuvent être le moyen idéal pour obtenir l’apport correct de ces nutriments sans toutefois déranger l’estomac.

 

Ces aliments et boissons sont également bénéfiques pour les personnes souffrant de problèmes gastriques. Ils sont pratiques et faciles à consommer pendant la journée de travail ou après l’exercice, et constituent donc une alternative appropriée au saut de repas.

 

Autre avantage des aliments riches en protéines : ils sont satétiants plus longtemps, indiquant que le bon nombre de calories a été consommé. Cela aide à prévenir l’envie de grignoter des aliments malsains que le corps peut ne pas être en mesure de tolérer.

 

Les produits enrichis en protéines et calories sont également bénéfiques pour les personnes âgées qui ont du mal à manger des repas copieux. En vieillissant, notre taux métabolique change et l’appétit diminue bien souvent. Cette perte d’appétit peut être due à certains problèmes de santé, ou simplement aux conséquences de la vieillesse.

 

Cependant, il est toujours important pour les personnes âgées de manger les bons aliments dans des quantités adaptées. Une soupe instantanée, un dessert crémeux ou une boisson riche en protéines et en calories peut en effet être beaucoup plus attrayant pour une personne âgée qu’un gros repas.

 

 

Par conséquent, les aliments et les boissons riches en protéines sont – en tant que forme de contrôle de l’alimentation – bénéfiques pour les personnes souffrant de problèmes gastro-intestinaux.

 

 

elderly clinical nutrition protein high calorie enriched products

 

N’hésitez pas à nous contacter.

 

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Sources:

 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23567359/:

 

Protéines alimentaires et troubles fonctionnels gastro-intestinaux. (2013). National Library of Medicine. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23567359/

 

https://www.news-medical.net/news/20200527/Study-shows-global-prevalence-of-functional-gastrointestinal-disorders.aspx#:~:text=For%20every%20ten%20adults%20in,those%20now%20presenting%20these%20results:

 

Une étude montre la prévalence mondiale des troubles gastro-intestinaux fonctionnels. (2020). Actualités Medical Life Sciences. https://www.news-medical.net/news/20200527/Study-shows-global-prevalence-of-functional-gastrointestinal-disorders.aspx#:~:text=For%20every%20ten%20adults%20in,those%20now%20presenting%20these%20results.

 

https://www.healthline.com/health/protein-digestion:

 

Dix, R. M. N. (2021, April 1). How Is Protein Digested? Healthline. https://www.healthline.com/health/protein-digestion

 

https://www.niddk.nih.gov/health-information/digestive-diseases/digestive-system-how-it-works:

 

Votre système digestif et son fonctionnement. (7 juillet 2021). Institut national du diabète et des maladies digestives et rénales. https://www.niddk.nih.gov/health-information/digestive-diseases/digestive-system-how-it-works

Quels sont les comportements de consommation alimentaire des sportifs ?

 

 

Si tout individu a besoin d’une alimentation saine et équilibrée pour rester en bonne santé, les personnes pratiquant du sport à haut niveau ou à un rythme soutenu doivent adapter leur régime alimentaire pour pouvoir répondre aux besoins spécifiques de leur organisme.

 

Quelles sont les particularités des comportements de consommation alimentaire des sportifs ?

 

Comment peuvent-ils facilement répondre à leurs besoins nutritionnels ?

 

Voici l’essentiel à retenir.

 

 

performance physique consommation alimentaire sportif complement proteine de lait

 

 

Quels sont les besoins spécifiques dans la nutrition des sportifs ?

 

Pour maintenir ses performances, le sportif doit adapter ses apports nutritionnels. En effet, l’activité physique entraine une augmentation des besoins énergétiques. Pour y répondre, l’organisme doit pouvoir compter sur des sources nutritionnelles reposant sur une bonne répartition des macronutriments.

 

 

Pourquoi apporter une vigilance sur la qualité des apports sucrés ?

 

La première source d’énergie chez les sportifs sera puisée dans les glucides, et plus particulièrement dans le glucose. Un athlète devra en effet compenser la perte d’énergie fournie par l’effort en apportant régulièrement à l’organisme du sucre. Les glucides sont en partie utilisés par l’organisme pour assurer son fonctionnement normal. Le reste forme le glycogène, une molécule qui permet de stocker l’énergie au niveau du foie et des muscles. La production et le maintien de cette réserve sont essentiels pour aider le corps à maintenir une bonne performance sportive sur la durée.

 

 

alimentation consommation sportifs fruits glucose

 

 

L’apport de sucres devra se faire avant, pendant et après le sport. La quantité et la fréquence dépendent d’un individu à l’autre, de sa condition physique et du sport qu’il pratique.

 

Si la quantité moyenne de sucre apportée à l’organisme est plus élevée chez le sportif, la qualité des glucides joue un rôle clé. En effet, chaque source de glucose dispose d’un index glycémique déterminé. Pour optimiser la production de glycogène, il convient de privilégier les aliments de faible index glycémique comme les fruits et les légumes, les lentilles, le pain complet.

 

 

L’importance d’un apport élevé en protéine ?

 

Les protéines font également partie des apports nutritionnels incontournables chez les sportifs. En effet, ce sont elles qui assurent le maintien en bonne santé des tissus musculaires ainsi que leur régénération.

 

Par ailleurs, les acides aminés contenus dans les protéines jouent un rôle de neurotransmetteur. Ce sont notamment eux qui vont stimuler la production de différentes hormones bénéfiques à la qualité du sommeil, un élément essentiel au maintien en bonne condition physique du sportif.

 

 

apport nutritionnel proteine boisson lactee sportif activite physique

 

 

Régime alimentaire des sportifs : pourquoi exiger de la rigueur et et de la discipline ?

 

Les comportements de consommation des sportifs riment également avec bonne hygiène de vie. En effet, outre l’apport suffisant en macronutriments, tout individu pratiquant régulièrement une activité physique se doit de suivre un mode de vie en adéquation avec ses besoins de sportifs. Cela passe par plusieurs principes :

 

  • Des repas pris à horaires fixes et adaptés à la séance de sport. Pour pouvoir assurer un entrainement performant, le sportif doit réguler son rythme alimentaire en fonction des horaires de pratiques physiques. Par exemple, si l’activité se déroule le matin, l’accent sera mis sur le petit déjeuner avec un apport glucidique et protéinique ajusté.
  • Une hydratation suffisante. L’eau est indispensable pour l’organisme à bien des niveaux. Pendant une activité sportive, le corps élimine beaucoup d’eau, notamment par la transpiration. Pour compenser cette perte et éviter la déshydratation, un apport suffisant en eau est donc essentiel.
  • Un sommeil suffisant, optimisé et régulier. La qualité du sommeil opère une influence sur les capacités physiques. Pour bien récupérer et être en pleine possession de ses capacités, le corps a besoin d’un sommeil réparateur.
  • La suppression du grignotage intempestif. Il agit sur la prise de poids qui peut être un frein à la performance physique. En revanche, la prise d’une collation adaptée au sport pratiqué est particulièrement conseillée.

 

 

Pour maintenir de bonnes performances physiques, le sportif doit donc faire preuve d’une grande rigueur dans son comportement de consommation alimentaire. Il doit mettre tout en œuvre pour aider le corps à supporter les efforts physiques exigés. Pour l’y aider, des macronutriments sous forme de compléments alimentaires riches en protéines de lait peuvent être d’un grand soutien.

 

 

femme sport activite physique intense course nature exterieur

 

N’hésitez pas à nous contacter.

 

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Sources:

 

http://www.sportsnutrition2win.com/uploads/7/0/2/5/70257083/recovery.pdf

https://www.medicalnewstoday.com/articles/323093

https://jissn.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12970-018-0242-y

https://www.nutrition.org.uk/healthyliving/an-active-lifestyle/eating-for-sport-and-exercise.html?start=2

https://www.alliedmarketresearch.com/sports-nutrition-market

https://www.verywellfit.com/milk-protein-superior-for-muscle-growth-3984402

Pourquoi choisir les protéines de lait Prodiet® d’Ingredia ?

 

 

Durant ces dernières décennies, l’intérêt pour le bien-être animal n’a cessé de grandir. En août 2020, l’IFOP a publié une enquête réalisée pour la fondation Brigitte Bardot sur l’opinion des Français vis-à-vis de la condition animale. Sur un échantillon de 1009 individus, plus de 4 personnes sur 5 sont favorables à l’interdiction d’élever des animaux dans des conditions qui ne répondent pas à leurs besoins, c’est-à-dire dans des bâtiments fermés sans accès extérieur. Pourtant, en France, 4 animaux sur 5 sont élevés dans ces conditions1

 

animal welfare CSR policy

 

 

Comment lutter contre ces méthodes d’élevage ?

 

Le meilleur moyen est d’adopter un mode de consommation plus responsable : consommer des produits réalisés dans le respect de l’environnement et du bien-être animal, c’est encourager ce secteur à mieux se développer !

Et dans le cas du lait et des ingrédients laitiers, c’est faire le choix de coopératives laitières comme la Prospérité Fermière et d’Ingredia !

 

 

Quels sont les engagements du lait de la coopérative Prospérité Fermière ?

 

La Prospérité fermière s’engage à produire du lait durable au travers de la démarche Via Lacta, qui s’articule au travers de 3 piliers : l’Homme, le Lait et l’Environnement.

 

En introduction de cet article, nous avons parlé de l’élevage en bâtiments clos : avec le lait Via Lacta, le respect des conditions de vie des vaches est au cœur des préoccupations. C’est pourquoi celles-ci passent 170 jours par an aux pâturages avec un espace d’au moins 1500 m² d’herbe par animal. On est bien loin des stabulations et de leurs 10m² par vache.2 Ceci est rendu possible par le fait que dans la région Hauts-de-France, la coopérative regroupe 1600 adhérents-producteurs répartis sur 1000 exploitations à dimension familiale : les fermes ont en moyenne 50 vaches, et sont donc parfaitement compatibles avec le bien-être animal.3

 

Dans cette logique de développement durable, la Prospérité Fermière a établi un programme de collecte différenciante. Ainsi, le lait conventionnel et le lait à l’herbe sont uniquement collectés dans un rayon de 80km autour de la laiterie de St-Pol-sur-Ternoise située dans les Hauts-de-France. Ceci permet ainsi :

 

    • De limiter l’empreinte carbone du lait en réduisant les transports
    • De dynamiser la production locale tout en préservant les paysages herbagers des Hauts-de-France
    • De rémunérer correctement les éleveurs en fixant un prix minimum à l’année ainsi qu’une prime à la production de lait à l’herbe.3

 

grass-fed cows wellness CSR policy

 

 

Du point de vue de la qualité du produit, est-ce que le lait à l’herbe est différent du lait plus conventionnel ?

 

Outre la dimension écoresponsable (naturel et sans OGM) de favoriser le lait à l’herbe, il faut savoir que le lait est le reflet de l’alimentation de la vache qui l’a produit.

 

Ceci a notamment été étudié au cours d’une review de 2019 dont l’objectif était de comparer la qualité nutritionnelle du lait à l’herbe et du lait non issu de vaches élevées au pâturage. Ainsi, l’étude a révélé que l’alimentation de la vache laitière avait un impact direct sur le profil des matières grasses du lait :4

 

    • Le lait à l’herbe contient davantage d’acides gras polyinsaturés et moins d’acides gras saturés, ce qui est positif dans la mesure où il est toujours préférable de réduire sa consommation d’acide gras saturés au profit de graisses insaturées
    • Le lait à l’herbe contient moins d’acides gras oméga 6 et davantage d’oméga 3. L’intérêt nutritionnel du lait à l’herbe est donc supérieur puisque notre alimentation est généralement trop riche en oméga 6 et pas assez en oméga 3 alors qu’il est important de respecter un ratio oméga 6/oméga 3 assez bas.
    • Le lait à l’herbe contient davantage de CLA (acide linoléique conjugué). Une review de 2015 détaille notamment l’impact positif sur la santé de ces molécules, comme la stimulation du système immunitaire, ou encore la réduction du risque de survenue de cancer et de diabète de type II.5 Ces molécules pourraient également stimuler le métabolisme et ainsi augmenter la dépense énergétique. C’est la raison pour laquelle on peut retrouver des compléments alimentaires de CLA.

 

Une étude de la Chambre d’agriculture de Bretagne réalisée entre 2006 et 2008 a relevé les mêmes résultats.6 Sur la figure n°1, on observe effectivement qu’une augmentation de la part du pâturage dans les fourrages permet une augmentation de la proportion d’acides gras polyinsaturés, une augmentation de la teneur en CLA, ainsi qu’une diminution du rapport oméga 6/oméga 3.

 

Evolution de la composition du lait (acides gras polyinsaturés, CLA et rapport oméga-6/oméga-3) en fonction de la part d’herbe dans l’alimentation des vaches

Figure n°1 : Evolution de la composition du lait (acides gras polyinsaturés, CLA et rapport oméga-6/oméga-3) en fonction de la part d’herbe dans l’alimentation des vaches.6

 

 

Ainsi, en plus du lait plus conventionnel, la coopérative Prospérité Fermière propose ce lait à l’herbe plus écoresponsable et de qualité supérieure du point de vue nutritionnel. Par ailleurs, certains ingrédients laitiers d’Ingredia proviennent directement de ce lait issu de ces collectes spéciales.

 

 

Et concernant les ingrédients laitiers, pourquoi choisir Ingredia ?

 

Le premier point important est la qualité des matières premières. Dans l’industrie des ingrédients laitiers, tous les produits ne proviennent pas directement du lait. Certains sont issus de coproduits d’autres industries. Par exemple, il est possible d’utiliser le lactosérum issu de l’industrie fromagère. Cependant, les protéines de ce lactosérum sont généralement dégradées par les différents traitements thermiques ou chimiques qui peuvent avoir eu lieu durant la conception du fromage. C’est à partir de ces protéines de lactosérum que sont produites les protéines de whey issues de fromagerie.

 

Or, si la protéine a été dégradé, elle peut perdre certaines de ces propriétés bioactives.

 

Dans le cas des ingrédients laitiers d’Ingredia, ce n’est pas le cas : la matière première employée est le lait, les ingrédients sont donc natifs et non dénaturés (protéines de whey native, caséines micellaires, etc…).

 

 

Mais dans le cas des ingrédients issus des caséines, la matière première est forcément le lait. Tous utilisent donc des caséines « natives », non ?

 

Non, comme le montre la figure n°2, il existe 2 types de caséines :

 

    • Les caséines micellaires, qui sont obtenues par filtration membranaire. Les protéines ne sont ainsi pas dénaturées et conservent leur structure native
    • Les caséinates, qui sont obtenues par un procédé chimique dénaturant

 

micellar caseins caseinates

Figure n°2 : Les 2 procédés d’obtention des caséines à partir du lait écrémé.7

 

Afin de conserver toutes les propriétés des caséines, Ingredia favorise la filtration sur membrane, un procédé physique non dénaturant, et propose différentes caséines micellaires avec différentes propriétés fonctionnelles selon les applications.

 

 

Pour résumer, Via Lacta s’inscrit dans une démarche globale où tous les acteurs de la production laitière s’engage à respecter un cahier des charges très contrôlé dans l’objectif d’assurer :

 

    • Le bien-être animal
    • Un lait écoresponsable de la meilleure qualité possible
    • La rémunération correcte des producteurs

 

C’est dans cette même logique de recherche de la meilleure qualité possible qu’Ingredia recherche toujours les procédés préservant le mieux les ingrédients produits.

 

micellar casein for high protein beverages

 

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter les liens suivants :

N’hésitez pas à nous contacter.

Auteurs : Rémi Maleterre.

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[1]  IFOP, “Les Français et la condition animale,” IFOP, accessed September 28, 2020, https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-la-condition-animale/.

 

[2] Jacques Charlery and Yves Sèité, “Bien Être Des Animaux et Des Éleveurs – Les Vaches Ne s’entassent Pas,” Cap Elevage 14 (May 2007): 24–25.

 

[3] “Notre coopérative – Coopérative Prospérité Fermière,” accessed October 22, 2020, https://www.lait-prosperite.fr/notre-cooperative/.

 

[4] Mohammad Alothman et al., “The ‘Grass-Fed’ Milk Story: Understanding the Impact of Pasture Feeding on the Composition and Quality of Bovine Milk,” Foods 8, no. 8 (August 2019): 350, https://doi.org/10.3390/foods8080350.

 

[5] Bo Yang et al., “Review of the Roles of Conjugated Linoleic Acid in Health and Disease,” Journal of Functional Foods 15 (May 1, 2015): 314–25, https://doi.org/10.1016/j.jff.2015.03.050.

 

[6] Chambre d’agriculture de Bretagne, “Matière Grasse du lait : l’herbe améliore la qualité nutritionnelle des laits,” May 2009, 2.

 

[7] “La Caséine Micellaire,” Prodiet Fluid – la caséine micellaire dédiée aux boissons hyperprotéinées (blog), accessed September 28, 2020, https://www.prodiet-fluid.fr/la-caseine-micellaire/.

Quels aliments peuvent contribuer au maintien à domicile des personnes âgées ?

 

 

En France, les personnes âgées de plus de 75 ans représentent près d’une personne sur 10 selon les estimations réalisées par l’INSEE en 2019.1 Parmi elles, seules 10% fréquentent ou vivent dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées.2 La majorité de cette tranche de la population reste donc à domicile avec une dépendance variable.

 

people over 75 years old represent up to one tenth of the French population. Dietary protein for elderly

 

Avec l’âge, on observe des changements de mode de vie dus au déclin des capacités physiques et à l’évolution de l’état psychologique. Ceci peut ainsi se traduire par une diminution de l’activité physique accompagnée d’une réduction des apports alimentaires. La perte de poids peut alors être importante, ce qui n’est pas sans risque pour une personne âgée : des maladies comme la sarcopénie ou l’ostéoporose peuvent survenir.3 4

Il apparaît ainsi indispensable de pouvoir apporter des produits adaptés aux personnes âgées pour s’assurer que leurs apports alimentaires restent suffisants. En effet, ceux-ci peuvent s’avérer importants afin de maintenir des apports alimentaires adaptés et ainsi conserver un mode de vie sain.

Une étude statistique américaine de 2018 a notamment révélé qu’un mode de vie sain (bonnes habitudes alimentaires et apports adéquats, consommation modérée d’alcool, etc…) permettrait potentiellement d’augmenter la durée de vie de 12,2 ans pour les hommes et de 14 ans pour les femmes.5 A titre comparatif, la durée de vie moyenne aux Etats-Unis est de 78,5 ans (donnée de 2017).6

 

healthy lifestyle (good and adequate eating habits, moderate alcohol consumption, etc…) could potentially increase life expectancy by 12.2 years for men and 14 years for women. Dietary protein can improve life of seniors

 

Pourquoi faut-il des produits « adaptés » aux personnes âgées ? Les produits courants ne suffisent-ils pas ?

 

Les produits alimentaires courants ne doivent évidemment pas être écartés. Mais de nombreuses études ont démontré que les apports alimentaires ont fortement tendance à diminuer avec l’âge.3 7 8 9 On estime qu’entre l’âge de 20 et 80 ans, les apports énergétiques baissent en moyenne de 600 et 1300kcal respectivement chez les femmes et les hommes.10 Ceci représente une diminution des apports énergétiques moyens pouvant aller jusqu’à 50%. Une telle diminution des apports n’est pas sans conséquence sur l’organisme : diminution des capacités cognitives et physiques, augmentation de la fatigue, affaiblissement du système immunitaire, etc… Une méta-analyse de 2018 a notamment démontré que la qualité de vie des personnes âgées était directement liée à leurs habitudes alimentaires. 11

 

Par conséquent, des suppléments alimentaires peuvent être nécessaires pour mieux couvrir les besoins énergétiques des personnes âgées. Trois types de produits existent alors :

 

  • Les compléments alimentaires, qui peuvent s’avérer utiles pour apporter des vitamines, minéraux ou d’autres nutriments essentiels comme les omégas 3. L’inconvénient majeur de ceux-ci est qu’ils peuvent être difficiles à avaler pour certaines personnes âgées, notamment ceux souffrant de dysphagie (difficulté à avaler). De plus, ces produits peuvent être perçus par les personnes âgées comme des médicaments. Une certaine aversion peut donc parfois être observée.
  • Les aliments fonctionnels, c’est-à-dire des aliments semblables en apparence à des aliments conventionnels, mais renfermant un ou plusieurs éléments bénéfiques pour la santé.12  Ceux-ci vont souvent contenir un concentré de nutriments essentiels. Ils peuvent par exemple être présentés sous la forme de boissons lactées, de crèmes dessert ou même de potage.
  • Les produits « manger-main », qui sont des aliments classiques mais dont la forme et la consistance permettent d’être mangés avec les doigts. Ces aliments vont généralement être des concentrés d’énergie et de nutriments essentiels. L’avantage de ces produits est qu’ils sont simples à manger pour les personnes âgées ayant du mal à utiliser des couverts (comme les patients souffrant de la maladie de Parkinson). De plus, ils peuvent être facilement ajoutés dans un plat ou être consommés à tout moment de la journée sans forcément être à table.

 

happy elderly people eating dietary protein for improving their health

 

 

Quels sont les nutriments que l’on doit retrouver en priorité dans ces produits adaptés aux personnes âgées ?

 

Nous avons vu précédemment que les apports énergétiques des personnes âgées étaient bien souvent insuffisants. Un produit destiné à ces populations pourrait donc être un condensé d’énergie et donc être plus riche en graisses. Les lipides sont en effet les nutriments les plus énergétiques : les glucides et protéines représentent approximativement 4kcal/g tandis que les lipides 9kcal/g. Concernant la qualité de ces graisses, l’idéal est de maximiser les omégas 3 puisqu’il s’agit d’acides gras essentiels trop peu présents dans l’alimentation courante. Différentes études épidémiologiques ont notamment démontré qu’une consommation accrue d’omégas 3 permettrait de limiter le risque d’accidents vasculaires ainsi que les déclins cognitifs.10 13 14

 

Les protéines sont également extrêmement importantes pour les personnes âgées puisqu’elles permettent de maintenir l’intégrité de leur masse musculaire et osseuse. Ceci permet ainsi à ces populations de mieux préserver leurs capacités physiques. Pour plus d’informations, nous avons abordé ce sujet dans plusieurs de nos articles de blog :

 

happy elderly people eating dietary protein for improving their health

 

 

Avec l’âge, une certaine résistance anabolique A peut survenir. En d’autres termes, une petite quantité de protéines peut ne plus suffire à stimuler la synthèse musculaire.15  Cependant, il reste possible de contrebalancer ce phénomène en apportant une quantité suffisante d’acides aminés essentiels B et notamment de Leucine, l’acide aminé le plus important pour stimuler l’anabolisme.16 17 Ainsi, une dose comprise entre 2 et 3g de Leucine représenterait la quantité minimale par prise alimentaire pour stimuler correctement l’anabolisme chez les personnes âgées.15 18 19

 

Par ailleurs, il est important de souligner que l’alimentation seule ne suffit pas : une activité physique (même simplement marcher) est indispensable afin de maintenir les muscles stimulés. Pour davantage de précisions, consultez notre article sur les besoins protéiques des seniors et personnes âgées.

 

 

happy healthy elderly people improving his health with dairy protein

 

 

L’ajout de micronutriments peut également être intéressant. D’après les recommandations issues de la review de 2016 Nutrition recommendations in elderly and aging. Medical Clinics of North America, les nutriments dont l’insuffisance est courante et représentant le plus de risque pour la santé sont la vitamine D et B12, ainsi que le Calcium. Il s’agit donc des trois micronutriments à inclure en priorité dans les produits destinées aux personnes âgées.19

 

 

Si les aliments sont plus énergétiques, les personnes âgées ne risquent-elles pas de manger moins pour compenser ?

 

Non, à condition que le volume du plat ne varie pas. Une étude menée en milieu hospitalier sur 36 patients âgés de 52 à 96 ans a en effet révélé que le volume de nourriture ingéré entre un plat ordinaire et un plat à la densité énergétique supérieure est négligeable. Ainsi, il est possible d’augmenter significativement les apports énergétiques en apportant des produits alimentaires à haute densité énergétique.20

 

 

Quels aliments doivent contenir ces produits adaptés aux personnes âgées ?

 

Tous les aliments ne peuvent pas convenir aux personnes âgées. Non pas pour des raisons de santé, mais simplement pour le côté hédonique du produit. Comme nous l’avons vu précédemment, on observe souvent un déclin de l’appétit avec l’âge. Le produit doit donc être le plus appétissant possible pour que la personne âgée ait envie de le consommer.8

Une étude de 2008 du Journal of Nutrition Health and Aging suggère que plus des aliments suscitent des émotions négatives (dégoût, indifférence, inquiétude, doute, frustration, déception, lassitude), plus le risque de sous-nutrition est important. Il semble ainsi primordial de sélectionner des aliments suscitant des émotions positives chez ces populations.21

 

 

Quels aliments peuvent susciter ces émotions positives chez les personnes âgées ?

 

Une étude de 2006 démontre que les plats préférés des personnes âgées semblent être ceux dont la préparation reste traditionnelle et dont les produits sont des aliments qui leur sont familiers. Il faut donc oublier les méthodes de préparation trop élaborées et les aliments sortant de l’ordinaire et rester dans ce que les personnes âgées connaissent.22

Ainsi, les aromatisations doivent toujours rester simples : vanille, chocolat, caramel, café… Par ailleurs, il n’est pas rare que les capacités sensorielles diminuent avec l’âge. Le goût et l’odorat pouvant faiblir, il apparaît nécessaire de relever davantage les saveurs des aliments et de proposer des arômes plus forts que ceux utilisés traditionnellement.

 

 

Ces aliments doivent-ils répondre à certaines exigences particulières ?

 

Outre les nutriments et l’aspect hédonique vus précédemment, les produits à destination des personnes âgées doivent avoir une forme et une texture adaptées pour répondre aux problématiques imposées par certaines maladies. La dysphagie et la xérostomie (sécheresse buccale) imposent notamment aux produits d’adopter une texture particulière.23

Il peut également être pertinent de présenter les produits sous forme de bouchées afin qu’ils puissent être consommer sans couverts. Dans cette mesure, les produits « manger-main » peuvent être tout particulièrement intéressants.

 

 

happy healthy elderly people improving his health with dairy protein

 

 

Pour conclure, pour être parfaitement adapté aux personnes âgées, un produit alimentaire doit :

  • Être énergétique et source de nutriments indispensables, notamment des vitamines (D et B12), des minéraux (calcium) ainsi que des protéines. A noter que pour ces dernières, il est important de sélectionner une protéine riche en Leucine. De ce fait, les protéines laitières peuvent s’avérer très pertinentes, le whey contenant 11,7% de Leucine et les caséines micellaires 9,2%. *
  • Être attractif, il doit susciter des émotions positives. Mais il ne doit pas pour autant être trop extravagant : les personnes âgées préfèrent généralement les produits qui leur sont familiers.
  • Être facile à consommer, donc avoir une texture et une forme adaptée (pas trop dur, ni trop sec par exemple).

 

* les valeurs de Leucine données correspondent à celles mesurées dans les produits Prodiet® 80S pour le whey et Prodiet® Fluid pour les caséines micellaires. Ces produits sont développés par Ingredia.

* A [Acide aminé essentiel] : Acide aminé que l’organisme n’est pas capable de synthétiser et qu’il est indispensable d’apporter par l’alimentation

* B [Biodisponible] : relatif à l’absorption et l’utilisation d’un élément par l’organisme. Plus un nutriment est biodisponible, plus celui-ci est absorbé et utilisé par l’organisme.

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter.

Auteurs : Rémi Maleterre & Audrey Boulier.

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[1] “Population Par Âge − Tableaux de l’économie Française | Insee,” accessed April 9, 2020, https://www.insee.fr/fr/statistiques/3676587?sommaire=3696937.

 

[2] DREES, “728 000 Résidents En Établissements d’hébergement Pour Personnes Âgées En 2015,” Études & Résultats, 2015, https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er1015.pdf.

 

[3] Sonya Brownie, “Why Are Elderly Individuals at Risk of Nutritional Deficiency?,” International Journal of Nursing Practice 12, no. 2 (2006): 110–18, https://doi.org/10.1111/j.1440-172X.2006.00557.x.

 

[4] Alfonso J. Cruz-Jentoft et al., “Prevalence of and Interventions for Sarcopenia in Ageing Adults: A Systematic Review. Report of the International Sarcopenia Initiative (EWGSOP and IWGS),” Age and Ageing 43, no. 6 (November 1, 2014): 748–59, https://doi.org/10.1093/ageing/afu115.

 

[5] Yanping Li et al., “Impact of Healthy Lifestyle Factors on Life Expectancies in the US Population,” Circulation, July 2018, https://doi.org/10.1161/CIRCULATIONAHA.117.032047.

 

[6] “Indicateurs de Développement Dans Le Monde – Google Public Data Explorer,” accessed August 30, 2020, https://www.google.com/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&met_y=sp_dyn_le00_in&idim=country:USA:GBR:CAN&hl=fr&dl=fr#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=sp_dyn_le00_in&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=world&idim=country:USA&ifdim=world&hl=fr&dl=fr&ind=false.

 

[7] J. E. Morley, “Decreased Food Intake With Aging,” The Journals of Gerontology Series A: Biological Sciences and Medical Sciences 56, no. Supplement 2 (October 1, 2001): 81–88, https://doi.org/10.1093/gerona/56.suppl_2.81.

 

[8] Anna Pilgrim et al., “An Overview of Appetite Decline in Older People,” Nursing Older People 27, no. 5 (June 2015): 29–35, https://doi.org/10.7748/nop.27.5.29.e697.

 

[9] Lorenzo M. Donini, Claudia Savina, and Carlo Cannella, “Eating Habits and Appetite Control in the Elderly: The Anorexia of Aging,” International Psychogeriatrics 15, no. 1 (March 2003): 73–87, https://doi.org/10.1017/S1041610203008779.

 

[10] Riccardo Calvani et al., “Current Nutritional Recommendations and Novel Dietary Strategies to Manage Sarcopenia,” The Journal of Frailty & Aging 2, no. 1 (2013): 38–53.

 

[11] Thara Govindaraju et al., “Dietary Patterns and Quality of Life in Older Adults: A Systematic Review,” Nutrients 10, no. 8 (July 26, 2018), https://doi.org/10.3390/nu10080971.

 

[12] karine Pierre-Lecocq, “Aliment fonctionnel,” CERIN, accessed April 9, 2020, https://www.cerin.org/glossaire/aliment-fonctionnel/.

 

[13] Institute of Medicine (US) Food Forum, Nutrition Concerns for Aging Populations, Providing Healthy and Safe Foods As We Age: Workshop Summary (National Academies Press (US), 2010), https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK51837/.

 

[14] Natalia Ubeda, María Achón, and Gregorio Varela-Moreiras, “Omega 3 Fatty Acids in the Elderly,” The British Journal of Nutrition 107 Suppl 2 (June 2012): 3, https://doi.org/10.1017/S0007114512001535.

 

[15] Benoit Smeuninx et al., “Age-Related Anabolic Resistance of Myofibrillar Protein Synthesis Is Exacerbated in Obese Inactive Individuals,” The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 102, no. 9 (July 14, 2017): 3535–45, https://doi.org/10.1210/jc.2017-00869.

 

[16] Imanipour Vahid et al., “The Effects of Branch-Chain Amino Acids on Fatigue in the Athletes,” Interventional Medicine & Applied Science 10, no. 4 (n.d.): 233–35, https://doi.org/10.1556/1646.10.2018.10.

 

[17] Joshua C. Anthony et al., “Orally Administered Leucine Stimulates Protein Synthesis in Skeletal Muscle of Postabsorptive Rats in Association with Increased EIF4F Formation,” The Journal of Nutrition 130, no. 2 (February 1, 2000): 139–45, https://doi.org/10.1093/jn/130.2.139.

 

[18] Christos S. Katsanos et al., “A High Proportion of Leucine Is Required for Optimal Stimulation of the Rate of Muscle Protein Synthesis by Essential Amino Acids in the Elderly,” American Journal of Physiology. Endocrinology and Metabolism 291, no. 2 (August 2006): E381-387, https://doi.org/10.1152/ajpendo.00488.2005.

 

[19] Hope Barkoukis, “Nutrition Recommendations in Elderly and Aging,” The Medical Clinics of North America 100, no. 6 (November 2016): 1237–50, https://doi.org/10.1016/j.mcna.2016.06.006.

 

[20] Ann Ödlund Olin et al., “Energy-Enriched Hospital Food to Improve Energy Intake in Elderly Patients,” Journal of Parenteral and Enteral Nutrition 20, no. 2 (1996): 93–97, https://doi.org/10.1177/014860719602000293.

 

[21] Issa Narchi et al., “Emotions Generated by Food in Elderly French People,” The Journal of Nutrition, Health & Aging 12 (February 1, 2008): 626–33, https://doi.org/10.1007/BF03008273.

 

[22] M. Laureati et al., “Sensory Acceptability of Traditional Food Preparations by Elderly People,” Food Quality and Preference, The First European Conference on Sensory Science of Food and Beverages: “A Sense of Identity,” 17, no. 1 (January 1, 2006): 43–52, https://doi.org/10.1016/j.foodqual.2005.08.002.

 

[23] E. Rothenberg and K. Wendin, “7 – Texture Modification of Food for Elderly People,” in Modifying Food Texture, ed. Jianshe Chen and Andrew Rosenthal (Woodhead Publishing, 2015), 163–85, https://doi.org/10.1016/B978-1-78242-334-8.00007-9.

Webinaire Healthy Ageing : la demande croissante en protéines sur le marché des séniors

 

Elsa Trotier, Chef Produit responsable de la gamme des protéines nutritionnelles et Wenqian Sun, Spécialiste Applications, aborderont lors d’un webinaire gratuit, la demande croissante en protéines sur le marché des séniors.

 

De nos jours, la population est vieillissante, en 2050, 2 milliards de la population auront plus de 60 ans (WHO). Pour accompagner cette population vieillissante, de nombreux produits ont été lancé sur le marché de la nutrition des seniors. Beaucoup d’entre eux contiennent des protéines. Les seniors souhaitent des produits avec une texture agréable et pratiques à consommer.

 

Face à cette problématique, Ingredia propose des solutions pour répondre aux besoins nutritionnels et un support technique lors du développement de votre produit avec notre gamme de protéines de lait nutritionnelles PRODIET®.

 

Découvrez en plus, en participant à notre webinaire Mardi 24 novembre, à 13h45.

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